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samedi 11 février 2012

Being John Malkovich

Being John Malkovich (Dans la peau de John Malkovich) (1999)
De Spike Jonze
Avec John Cusack, Cameron Diaz, Catherine Keener
 
  
Craig Schwartz, un marionnettiste découvre un portail menant directement dans le cerveau de l'acteur John Malkovich.

Il est plus facile de parler de ce film si je vous cite Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Vous vous rappelez ce film touchant, sensible, avec l'une des meilleurs interprétation de Jim Carrey? Il partage tout les deux le même brillant scénariste Charlie Kaufman. Ensuite, prenez le sens décalé et ajoutez-y un peu plus d'accessibilité et de questionnement et vous arriverez peu t’être à ce film-ci.
Jonze nous offre à travers une réalisation techniquement claire et propre, très bien construit et scénarisé, une réflexion sur les choix et la liberté ainsi que sur les émotions tel que l'avidité et l'amour/adoration.
Porté par des personnages atypique mais tellement réaliste, minable et crédible que l'on se prend très vite pris au jeu et qu'on se surprend à avoir de la compassion pour chacun d'entre eux.
Des personnage servi avec brio, entre autre par une Diaz et un Cusack méconnaissables, convaincant et amusant, qui nous offrent une interprétation amusante de personnages pitoyables et misérables face à cette nouvelle forme de drogue et d'évasion de la réalité.
Bravo donc à Diaz, et Cusack trouve enfin ici l'unique rôle qui lui convient finalement car le personnage qu'il interprète correspond à son type et à sa gamme d'expression.
Keener est parfaite dans son rôle de femme légèrement fatale abjecte ayant un gros appétit pour l’appât du gain et du pouvoir.
Quant à Malkovich, je dirais qu'il est fidèle à lui-même, sachant jouer avec l'absurdité de la situation et abordant certaines expressions qui ne lui sont pas familiers, se permettant même de se critiqué personnellement à certains moment.
À noter la scène particulièrement originale et géniale où Malkovich découvre le secret de l'histoire.

Il s'agit d'un film posant dans un murmure certaines questions et réflexions, mais charmant par sa logique établie dans un univers cocasse.

8/10


Par Renaud

jeudi 1 septembre 2011

Mr. Nobody

Mr. Nobody (2009)
De Jaco Van Dormael
Avec Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger


Un vieille homme de 118 ans raconte sa vie. Il se trouve qu'il a des souvenirs de plusieurs vie différentes se passant au même moment.

Le film est servie par une esthétique magnifique, symbolique et riche, utilisant une grammaire aux tonalités et aux caractères propre pour chacun des souvenirs différents. Ces couleurs magnifiques et chaleureuses nous accompagnent tout au long du récit.

Le récit est accompagné de musiques pop connues et mettant bien en scènes la période, l'idée générale du plateau et apporte de l'énergie au film. Les compositions originales et le thème sont mélodieuses, charmantes, et travaillent magnifiquement avec le film.

Les acteurs sont très bien dans la peau des personnages, ont une touche de sensibilité et d'intimité avec le héros, partagées agréablement avec le spectateur.

Le rythme, la mise en scène et la matière abordés sont les sujets qui vont diviser le public.

La construction et la manière dont le récit a été monté peuvent prendre à contre coup les gens habitués à une narration linéaire. Nous avons ici un fil conducteur divisé en différentes branches cependant clairement délimitées. Un fois la logique et la technique du récit assimilées, nous avons droit à un montage clair, bien expliqué, talentueux, faisant des références et des coupures habilement judicieuses.

Le type du film semble d'abord être la science-fiction et le dramatique. Mais une fois cette première approche franchise, nous découvrons un monde d'idée, de symbolisme, d'allégorie et d'onirisme. Le réalisateur nous présente une réflexion sur les choix dans la vie, assaisonné de rappel à l'existentialisme.

Personnellement, ce film est un plaisir, une leçon de vie, une forme de Yoga mentale, où la morale partagé est que, dans la vie il y a des milliers de choix, mais chaque choix est le meilleur et il ne faut avoir aucun regret.

9/10

Par Renaud

PS: 
-Dans un sens, ce film me fait penser aux films "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", "La Science Des Rêves" et "The Fountain".
-Comme à l'accoutumé, J. Van Dormael a tourné certaines scènes dans un région de Bruxelles, connu pour son urbanisme: La Cité-Jardin Le Floréal, à Watermael-Boitsfort.

Et la piscine Victor Boin à Saint-Gilles.