jeudi 8 décembre 2011

Death Proof

Death Proof et Planète Terror font partie du dyptique Grindhouse, réalisé par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez

Death Proof (Boulevard de la mort) (2007)
De Quentin Tarantino
Avec Kurt Russell, Rose McGowan, Rosario Dawson



Deux groupe de filles sont harcelés par un cascadeur à bord d'une voiture "à l'épreuve de la mort" (le titre québécois est assez agréable, mais il est traduit en français par "Boulevard de la mort"... )

Pour les amateurs de Tarantino, vous serez combler de retrouver toutes les touches d'originalités qui lui sont cher. Pour ceux qui ne l'aiment pas, allez creusez un trou et mourrez-y seul sans déranger quiconque.

La présentation de ce film  est un hommage aux films d'il y a 30 ans: il joue avec des filtres donnant un aspect de vieille bobines usée et non-entretenue et la colorimétrie est légèrement solarisée. Tarantino s'est amusé à placer des faux sauts dans montages et le coup du même couloir filmé sous différents angles est très amusant.
Il excelle aussi dans le rythme des prises de vues. Pour les néophytes, ce monsieur maîtrise la caméra durant les dialogues et le plan-continu de la seconde partie va en épater plus d'une personne! Il arrive à conférer un dynamisme et une vie à des conversations totalement banale, tout en donnant de l'importance à l'écran et gardant un équilibre entre chacun de ses protagonistes.
Chaque personnages est réaliste et apporte sa petite touche à l'équipe.
Par contre la première partie, bien qu'intéressant, manque de pèches et est plutôt porté par Sydney Tamiia Poitier, Vanessa Ferlito étant très décevant, et sa danse rappel plutôt les ébats d'un hippopotame.
La seconde partie est beaucoup plus intéressante, tant du point de vue des individus, beaucoup plus attirants, que dans le message (en gros, faut pas être une garce) et dans l'action. Chaque actrices est naturelle, jouent avec respect et égalité ce qui renforce l'idée de groupe et l'investissement émotionnel du spectateur envers la petite équipe.
Kurt Russell dans sont rôle de cascadeur désolé est magnifique. Nous donne une présence, une subtilité ainsi qu'un naturel surprenant.

Le paquet est magnifique, les poupées sont charmantes, l'histoire est quasi-inexistante mais on s'en tape, voici un film définissant le mot amusant.

8/10


Par Renaud

mercredi 7 décembre 2011

Drive

Drive (2011)
De Nicolas Winding Refn
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston
 
 
Un cascadeur pour film Hollywoodien, mais aussi chauffeur pour criminel la nuit, se rend compte qu'il est engagé dans un affrontement mafieux.


Un cascadeur, un homme tirant la gueule, et un t-shirt sale sur l'affiche, ça doit sûrement être un film d'action, surtout avec un synopsis et un titre pareil, et bien  NON! directement.
Voilà, vous êtes prévenus, n'allez pas vous plaindre après, qui plus est le titre est en ROSE!
Ce film a tout les atouts et défauts des films d'auteurs: on sent dès la première seconde un investissement, une appropriation du contenu originale (un livre) et l'interprétation personnelle.
Le style utilisé est le calme apparent, la lenteur inhérente au monde réel et à la vision du protagoniste principale, surtout lorsqu'il est à bord de sa voiture.
Cela permet principalement d'avoir des plans fort, faisant passer beaucoup d'émotions muettes et charmantes, mais aussi une tension palpable construite avec brillance.
La musique flottant entre l'électro et le synthé apporte une présence et une singularité et son utilisation judicieusement placée apporte un plus remarquable aux scènes.
Les musiques originale sont de Cliff Martinez et sont une sorte de mixe entre Daft Punk et Vangelis, sinon on trouve aussi ces magnifique chansons pseudo trance-house Nightcall, Under Your Spell ou A Real Hero.
Gosling incarne curieusement de très bonne façon la façade stoïque et la personnalité franche et immédiate du cascadeur tout comme Mulligan qui renvoi un jeu répondant en accords.
Cependant, beaucoup de scènes ressemblent à: "le mec regarde la fille. La fille regarde ailleurs. Elle regarde le mec. Le mec sourit et regarde ailleurs. Il regarde la fille"...
À noter aussi la présence de Ron Perlman!
Malgré un cadrage propre, adroit et une édition claire, ce film ne peux caché un choix de rythme de narration et des scènes déséquilibré.
Heureusement que je suis patient et que j'ai payé presque 10€ pour se film et... HO, pourquoi ces deux klettes sortent de la salle? Revenez, il va aller voir le méchant... bientôt... je crois...
Les moments les plus intéressant sont, somme toute, ceux où il y a une progression, un changement et une évolution dans les personnages,  mais ceux-ci viennent au prix d'un léger calvaire artistique, certes techniquement resplendissante par sa maîtrise, son utilisation et son soucis des détails, mais un travail plus profond dans les dialogues, dans le rythme et dans son flux aurait permis plus d'élaboration dans la personnalité des caractères et plus de matières à aborder.

Un très bon film, justifiant totalement sa palme d'or à Cannes, mais à conseiller à un publique cherchant avant tout un film beau et touchant à la sensibilité.

8/10




Par Renaud

mardi 6 décembre 2011

Jennifer's Body

Jennifer's Body (2009)
De Karyn Kusama
Avec Megan Fox, Amanda Seyfried, Johnny Simmons


Après une soirée mouvementée, Jennifer revient avec un comportement étrange.

En gros, elle est devenue une succube et doit manger la chair de jeunes adolescents (plein d'hormones et de boutons).
Sa BFF, qui ne l'est plus, remarque le changement et cherche la cause et comment l'arrêter.
En gros: histoire bidon, environnement bidon, intérêt très limité, mais intrigue existante.
Pourquoi le regarder? Il y a qu'en même de très bons thèmes abordés, des questionnements sur la société et l'influence qu'elles ont sur les jeunes d'aujourd'hui avec, il faut l'avouer, un pitch de base bien plus convaincant que pas mal de trucs récents.
Pour citer: "C'est la vérité, c'est écrit sur Wikipédia!".
Hélas, tout ne va pas pour le mieux: la réalisatrice nous sort des plans, un montage et des cadres totalement soporifique, ennuyeux et prévisible comme un train (excepté qand il y a grève ou en Belgique), et manquant d'apogée ou de force. Plombé en plus par la magnifique mais dépourvue de personnalité anatomie de Fox: elle a rejoint le club où le jeu d'acteur n'est plus nécessaire tant qu'on montre sa tête, qu'on a les lèvre tellement botoxées qu'on n'arrive plus à articuler ou sourire compréhensiblement.
Heureusement Seyfried est charmante, donne son maximum, mais sans direction d'action elle ne peu que nous offrir ses plus beaux yeux. Plus que heureusement: c'est elle la protagoniste, quelle chance.
On pourrait aussi sauver du lot Diablo Cody, le scénariste de Juno, qui semble avoir encore du potentiel.

Un film moyen, très déséquilibré dans sa réalisation.

4,5/10


Par Renaud

Pitch Black

Pitch Black (2000)
De David Twohy
Avec Vin Diesel, Radha Mitchell, Cole Hauser
 

Un groupe de voyageurs s'écrasent sur une planète abandonnée. Mais parmi eux se trouve Riddick, un tueur sans foi ni loi.

Un pitch (hahaha) typique d'un film de science-fiction de niveau B... et vous avez totalement raison. Mais comme avec certains films de ce niveau, il se cache une bonne surprise.
Le protagoniste est présenté comme étant un prédateur. Il est supposé être méchant, mais en fait pas autant qu'on le croit-il car il a quand même un cœur, etc. blablabla.
L'ambiance joue quand même avec nous et on se prend très vite au jeu.
Les scènes sont appuyées par une photographie juste, un rythme et des prises de vues personnelles et utilisant le désert esseulé et les filtres de couleurs du soleil pour représenter les différentes parties du film.
Les bruitages et les musiques accompagnent très bien le film et soutiennent les scènes de tension et d'angoisse.
Le scénario a de très bon rebondissements et garde le spectateur attentif bien que ce film pourrait être simplifié par "une course pour sa survie".
Les acteurs interprètent correctement des personnages certes très cliché, mais qui se complètent et offrent une panoplie typique dans ce genre de situation: la grande gueule, le trouillard, la femme, le gamin, le calme. Ça fonctionne.
Cependant Mitchell est pauvre dans son jeu, et Hauser reste bloqué sur la colère, lorsqu'il ne fait pas son connard... quant à Diesel? Il brille part sa présence, tant qu'il garde la bouche fermé. Cependant, ce tas de muscle est moins bête qu'il n'y parait vu qu'il a réussit à se faire beaucoup d'argent, et à nous pondre une préquelle sous forme de jeux vidéo qui en vaut vachement le détours! (The Chronicles of Riddick: Assault On Dark Athena)

Par contre je ne vois toujours pas l'utilité d'avoir des créatures ailées, si c'est pour passer des centaines d'années dans des grottes... à moins qu'elles soient comme des fourmis?

Un film rafraissichant et amusant, ajoutant une pierre non négligeable au genre.

7/10
 
Par Renaud

The Princess Diaries

The Princess Diaries (Princesse Malgré Elle) (2001)
De Garry Marshall
Avec Julie Andrews, Anne Hathaway, Hector Elizondo



Mia Thermopolis est une adolescente tout ce qu'il y a de plus ordinaire, maladroite, passant inaperçu.Un jour sa grand-mère arrive et lui dit qu'elle est la princesse du royaume de Génovia.

Ce film, inspiré d'un livre, raconte et présente ce qu'il y a de plus conte de fée possible pour les ado.
Utilisant au passage les thèmes classique d'acceptation de soi, l'apparence du moine ne fait pas son bonheur de l'habit, etc...
Heureusement, le produit final est léger, agréable, plein d'humour et le rythme constant nous permet de nous intéressé à l'intrigue. Intrigue? Ce ne sont finalement que des disputes de copines, amours brisés, bal et autres importances discutable de jeunesse.
Justement, on n'est jamais totalement plongé dans l'histoire ni dans le réalisme, ce qui est normale pour un film de divertissement de ce type, alors beau travail.
Hathaway fait un très beau travail et porte très bien l'histoire dans ce qui est son premier film! et Andrews incarne paisiblement le rôle de la grand-mère sucre.
Les musiques pop et l'introduction de l'inévitable pop-star/garce de l'école sont dans le cahier des charges.

Finalement un film techniquement bien tourné, agréable à regarder et sans prétention.

6/10


Par Renaud

Invictus

Invictus (2009)
De Clint Eastwood
Avec Morgan Freeman, Matt Damon, Tony Kgoroge

En 1995, Nelson Mandela commence son premier mandant en tant que président de l'Afrique du Sud. Cependant les tensions règnent toujours, et Mandela veux utiliser la coupe du monde de rugby, s'y trouvant pour unifier le pays.

L'histoire retrace une période très difficile et l'apartheid est un sujet encore très sensible. Eastwood nous offre donc un film optimiste, constructif et n'aborde que à certains moment les questions délicates.
Le choix de se focaliser sur les idées d'unification du peuple, de paix et de sensibilisation est judicieux.
La première moitié du film construit l'atmosphère, l'intrigue, nous présente les tensions. Freeman et Damon nous offrent un très bon jeu, avec des personnages réaliste, non dévoilé mais aux personnalités concrètes, chacun ayant ses points faible, ses difficultés morales et on comprend très vite l'envie de Mandela d'unifier la communauté Sud Africaine autour d'un sport et d'un but.
La seconde moitié est largement portée sur les matchs et l'on perd toute notion politique (dommage), et on dirait que le monde entier est focalisé sur le rugby.
Bien que le choix musicale est parfois douteux et déconnecte l'attention, on est quand même vite absorbé par l'engouement sportif et on se prend au jeu.
Certains plans sont sensibles et charmants, d'autres mettent en défaut le réalisateur par leurs lacunes technique. Sinon on a un film propre mais attention, les effets spéciaux peuvent piquer les yeux (d’ailleurs leurs existence est discutable).

C'est un film agréable, prônant l'humanité, la bonté et pleine de vie.

7/10


Par Renaud

Transformers: Dark of the Moon

Transformers: Dark of the Moon (Transformers 3 : La Face cachée de la lune) (2011)
De Michael Bay
Avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley, John Turturro


Les Autobots apprennent l’existence d'un vaisseau Cybertronien sur la Lune. Cependant, les Decepticons veulent aussi récupérer ses secrets.

Les robots ménagers préférer des enfants et du grand public sont de retour! Encore une fois...
Le précédent opus avait réussit à pourrir toutes les bonnes idées et l'éclair de génie/le coup de bol, que nous avait offert le spectacle haut en couleur qu'était le premier Transformers de Bay.
Heureusement pour ce troisième épisode, Mr. Bay a (un peu) apprit de ses erreurs mais pas de cette fâcheuse manie de forcer le PG-12. Est ce que tout l'univers du divertissement Hollywoodien est focalisé sur ce petit segment? Personne d'autres que les 12et+  n'a de l'argent ou du goût?
Revenons à nos robots: l'histoire commence avec cette belle histoire de conspiration (encore), que le gouvernement US aurait caché l’existence d'un vaisseaux extra-terrestre découvert sur la Lune, et que les expéditions Apollo ont été mis sur pied dans le but d'en savoir plus.
L'intrigue démarre rapidement et on est vite entrainé dans l'histoire. Si seulement on passe à coté des calamités: "l'expédition passe maintenant du coté obscure de la Lune et nous ne pourrons plus les capter"... s'il vous plait, retournez à vos cours!
Donc l'histoire avance jusqu'au moment où l'on retrouve le petit garçon, vous savez, celui qui se trouvait à coté des super-classe-génial robots!, et la "nouvelle" remplacante de Megan Fox. Un personnage hautement faire-valoir, mais compansant par sa plastique et son manque de jeu.
Sam Witwicky a des difficultés pour trouver un travaille, et LaBeouf nous offre un personnage qui passe son temps à gueuler sur sa copine  ou faisant son caca nerveux. Dommage, il était plus intéressant et plus comique avant.
Retournons aux vrai héros du film: les transformers (tiens, je viens de remarquer que l'industrie française n'a pas traduit le titre en "transformeurs" ou mieux "transformateurs").
Des nouvelles têtes apparaissent. Hélas ce sont toujours des caricatures, certes moins racistes ségrégationniste (quoique...). Et on n'a moins l'impression d'avoir subitement tout un régiment de personnages ayant un semblant d'importance, essayant de se battre pour quelques secondes d'apparition à l'écran: cette fois-ci, ce sont de "simples" pions à envoyer à la charpie.
La personnalité des robots est dans la continuité des précédants épisodes mais on regrettera le manque générale de réel évolution.
L'animation et les effets pyrotechnique sont les atouts de ce films. Les explosions en veux-tu, en voilà, des véhicules beaux comme des camions (huhuhu), et un cadre beaucoup plus grand.
Je regrette que les phases de transformations soient plus réduites, courtes, voire cachées, et que le réalisateur n'aie pas profité de l'avancement technique pour nous offrir des beaux plans rapprochés.
Les scènes d'actions ont toujours, sinon plus encore, un aspect brouillon et les images manquent de points de convergence.
La musique apporté par Steve Jablonsky est toujours au point mais la sur-utilisation des scènes pseudo-dramatique ne portent plus, perdent leurs utilités et leurs impactes.
Sinon, bon point pour l'apparence de John Malkovich!

Un spectacle hautement distrayant, si on met son cerveau au placard, avec des potes et un bac, meilleur que le second, mais ne rattrapant pas le premier.

6,5/10


Par Renaud